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Ferme Val Chaudière

À l’arrière : Sabrina Rhéaume, Dominique Faucher et Alexi Hototte
Au milieu : Élena, Justin, Josianne, Mégane, Gabriel Faucher et Nancy Lacasse.
À l’avant : Joannie et Britany.

À la Ferme Val Chaudière, l’achat du premier robot de traite remonte à 2006 et ils en possèdent trois aujourd’hui. En passant à la traite robotisée, les objectifs étaient d’optimiser les tâches routinières
et de prolonger la longévité des vaches.

Lors de la transition, ils n’ont eu que quelques ajustements habituels d’alimentation et de routine à faire. Et grâce à leur habileté en mécanique, ils font la maintenance et réparent eux-mêmes les robots.

Le modèle d’affaires de la Ferme Val Chaudière est peu commun. Pour faciliter la régie, ils comblent leurs besoins de remplacement en achetant des vaches d’un autre éleveur. Le budget d’achat pour ces vaches provient de la vente de foin et des économies en frais d’élevage. Avec une ration composée de 90 % d’ensilage de maïs, un très grand pourcentage de la superficie des prairies est cultivé en foin vendu partout au Québec. L’an passé, l’entreprise a vendu 2 000 grosses balles carrées enrobées individuellement.

Ce choix de soigner avec autant d’ensilage de maïs a été fait il y a 8 ans. Les raisons de ce virage alimentaire sont venues du fait que les installations au niveau du mélangeur ne leur permettaient pas d’inclure beaucoup d’ensilage de foin sous la forme de grosses balles carrées. Ils ont donc opté pour la facilité et la stabilité que leur offrait l’ensilage de maïs. Autant au niveau de l’entreposage, de la récolte qu’au niveau de l’alimentation, les bénéfices ont été majeurs pour la ferme. Cette façon de faire leur permet de récolter une très grosse partie de ce qu’ils ont besoin annuellement en fourrages et ce, en un seul coup à l’automne.

Afin d’obtenir le plus de fibre possible et éviter de mettre du foin ou de la paille dans la ration, ils ensilent à une hauteur permettant d’optimiser le rendement et la qualité. La seule fibre vient d’un 3 à 4 kg de foin de grosses balles carrées qui est servie le matin en guise de foin sec avant de servir la ration partiellement mélangée (RPM).

Cette RPM est composée essentiellement d’ensilage de maïs à 90 %, de 0,5 kg d’ensilage de foin en grosses balles carrées, d’une moulée personnalisée ainsi que de triticale produit à la ferme. Une moulée robot ainsi qu’un supplément 26 % vache fraîche (protéique et énergétique) pour les vaches fraîches vêlées donnés par les robots de traite complètent le tout.

Cette façon de faire a pour avantage de répartir la traite sur 24 heures et de stimuler les traites de nuit.

Les projets futurs de l’entreprise pour les prochaines années concernent l’achat de terres, l’amélioration de la régie des champs, l’optimisation des cultures et l’amélioration continue à l’étable. Ce dont ils sont le plus fiers? Avoir amélioré l’efficacité de la ferme rapidement sans avoir eu recours à de la main-d’œuvre extérieure, tout en diversifiant leurs champs d’activités et de revenus. Tout ça en conservant un bon équilibre travail-famille.

“Shur-Gain

Conseiller en nutrition laitière
Dominic Nolet, agr.

Meunerie : Lactech

Ferme Val Chaudière

> Sainte-Marie, Beauce

Propriétaires : Gabriel et Dominique Faucher, 5e génération

Nombre de vaches en lactation : 100 Holstein

Production :
• Lait : 1,5 kg de mg/vache
• Gras : 4,14 %
• Protéine : 3,17 %
• 142 kilos de quota